Critique d'Art

Mars 2014

Texte de P. NICOLETTI

« A travers les peintures de Marie-Claude LAMARCHE, on découvre tout un monde intérieur, comme à travers une mer calme on découvre de merveilleux fonds marins.

Il y a comme un désir d’évanescence et d’épure dans son univers pictural pour aller à l’essentiel. Toute la sensibilité de l’artiste s’exprime à travers son imagination vous transportant de l’ombre à l’immensité d’un rêve.

L’artiste privilégie la lumière qu’elle tente de capturer, de diffuser et de répandre dans l’espace de la toile comme une source de vie. Son inspiration s’ancre dans la réalité de ce qu’elle aime contempler et dans ce qu’elle ressent. Elle met alors en lumière dans un espace infini une richesse de contrastes et de valeurs entre ombre et lumière.

Elle compose entre rêve et figuration à peine suggérée et nous propose ce voyage de l’existence réelle à la sublimation vers un ailleurs.

Dans ses peintures, il y a toujours deux éléments moteurs : une grande liberté d’expression, de densité et le souci d’épure et de fluidité. Dans sa démarche de création, l’évocation de la réalité prend une forme presque symbolique d’une réalité intérieure, d’un supplément d’âme. On touche à l’irrationnel, au sentiment, à l’indicible par opposition aux facultés rationnelles mais toujours en harmonie avec la réalité.

Son Art est vivant et en mouvement.

L’artiste est douée d’un sens intérieur et d’une sensibilité très créative. Au cœur de la création elle se laisse guider par sa propre inspiration. Les notions d’espace et de temps abolies, elle cherche à revenir aux origines du cosmos, et dans ce passage le rêve se fait poésie perceptible à travers la splendeur de ses œuvres qui brillent de leur lumière intérieure.

Les saisons d’automne et d’hiver ont sa préférence et l’inspirent pour créer des lumières diffuses et de clairs obscurs. Comme avec les romantiques, la nature apparait estompée et brumeuse, ranimée parfois par la lumière sous différents aspects avec une certaine forme de nostalgie. Nostalgie d’un paradis perdu qui s’évapore devant les yeux de l’artiste.

Il y a dans ses œuvres un halo de mystère et de magie comme la représentation d’une vision fragmentée, fantastique. Dans ce rêve, nous voyons des paysages énigmatiques, emblématiques, mystérieux, paysages de l’âme, d’une indicible pureté, à peine suggérés à travers de subtiles couleurs.

L’artiste peint à l’huile ou à l’acrylique et sans plan préparatoire. Elle aime jouer avec la fluidité de la matière et créer sur la toile traces, empreintes et transparences. Dans une palette de couleurs limitée où le gris domine et se décline dans d’infinies variations, une place de choix est réservée également aux terres de Sienne et aux noirs. Une économie volontaire comme pour ne pas s’éparpiller, se laisser distraire, mais revenir à l’essentiel.

L’artiste parvient à merveille à trouver le juste équilibre dans la composition, l’harmonie entre les couleurs, les formes et la lumière.

Comme l’écrit Marie-Claude LAMARCHE, elle cherche à capturer la lumière, à l’apprivoiser et à lui donner une force sensible et spirituelle… »

Pino NICOLETTI

Professeur d’Histoire de l’Art

Critique d’Art, à Matera ITALIE

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